24 morceaux attendus

Feutres sur papier, 42 × 59,4 cm, 2021.

Cette création a été produite grâce à un système aléatoire de fragmentation de plans. Le processus démarre avec un seul plan et à chaque itération de l’algorithme, un plan est séparé en deux, ce processus se répète et les parties obtenues lors de la première fragmentation sont elle-même re fragmentée. L’aléatoire intervient dans le choix du plan à fragmenter, dans l’axe de la découpe et dans le choix des longueurs des deux parties.

 

Ce processus permet d’obtenir rapidement une composition similaire à celle des tableaux de Piet Mondrian. Comme l’indique le titre, le processus doit s’arrêter dès que le plan initial a été divisé en vingt-quatre parties, ensuite, cette composition est reportée six fois sur les six faces d’un cube.

 

Cette expérimentation est elle-même répétée vingt-quatre fois, ce qui permet d’obtenir vingt-quatre compositions différentes et donc vingt-quatre cubes. Ces vingt-quatre variations ne sont pas autonomes, elles partagent le même support : une feuille de papier A1. Il s’agit donc d’une série où chaque composition n’a de valeur que si elle est interposée entre ces semblables. Tout l’intérêt de ce travail réside dans la diversité et dans la similarité des compositions obtenues.

 

L’ensemble du dessin n’est pas le fruit d’une seul exécution du programme mais de plusieurs, il propose ainsi au spectateur un panel de vingt quatre résultats possibles parmi des millions que pourrait générer ce programme. Le spectateur peut également expérimenter ce programme avec son navigateur en se rendant à l’adresse : https://artemg.com/sketch/recursive-subdivision.