
Série en cours, 2026.
Cette œuvre réalisée au traceur, traduit le calcul numérique en matérialité physique grâce à la précision mécanique de l’encre sur le papier. Issu de la série « G–R–I–D_-_RULES », ce travail utilise des fonctions algorithmiques — opérations binaires, transformations trigonométriques, arithmétique modulaire — pour générer des motifs qui oscillent entre texture numérique et formation organique.
Le passage de la version numérique à la version papier donne lieu à de nouvelles règles de compositions, dans la série d’origine chaque case ne pouvait qu’être rempli de noir ou de blanc, dans cette version, des hachures viennent se substituer au rectangles noir et blanc, ces hachures peuvent avoir différentes formes, différentes orientations et leurs espacements augmentent de manière exponentielle. Une autre différence avec la série originale est que du texte vient s’insérer dans les cases de la grille, il s’agit d’expression courte comme des slogans publicitaire ou des références à l’art ou au code qui propulse la composition.
La grille impose une logique spatiale indifférente à la cohérence sémantique. Les mots se fragmentent en plein milieu d’une syllabe, les lettres se répètent jusqu’à ce que le sens se dissolve dans la texture. Ce qui en résulte n’est ni un texte lisible ni un motif abstrait, mais une oscillation instable entre les deux — un état liminal où le langage oscille à la frontière de la lisibilité.
Cette œuvre révèle le langage comme substrat : dépouillé de sa fonction communicative, le texte devient pure distribution, rythme, accumulation matérielle. Une archéologie visuelle de la boucle.


